Concours BAS

11 mars 2012

Glossaire

http://www.bnf.fr/fr/professionnels/glossaire_actus_catalogue.html

 

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27 février 2012

Catalogue collectif de France

Introduction

Le Catalogue Collectif de France (CCFr) représente l'un des outils de recherches bibliographiques et documentaires les plus riches du domaine français. C’est pourquoi il est intéressant de le connaitre.

Dans un premier temps, nous nous attacherons à le définir et à son historique.

Ensuite, nous aborderons les bases qui constituent le catalogue et ses missions.

Enfin, nous nous intéresserons aux modalités de recherche et évalueront cet outil.

Historique

L’idée du CCFr est apparue en juillet 1997. A ce moment, il a commencé à être mis en place pour être achevé en décembre 2000. Depuis février 2001, c’est la BnF qui gère ce catalogue. Depuis, la base est en constante évolution, avec de nouvelles interfaces et de nouvelles bases qui apparaissent ainsi que l’intégration de catalogues de bibliothèques municipales.

Depuis 2010, le CCFr a été relooké et a une nouvelle interface.

Définition

Le CCfr est un catalogue collectif. Ainsi, il s’agit d’une interface permettant d'interroger plusieurs catalogues. Cette performance est possible grâce à la relation clients et serveurs Z 39 50.

Ce n’est pas un seul catalogue c’est une interrogation multi bases géré par la Bibliothèque nationale de France.

 

Le catalogue collectif de France est un instrument de localisation et de prêt. En effet, il localise quelque 30 millions de documents conservés dans les bibliothèques françaises, donne accès au Répertoire national des bibliothèques et des fonds documentaires (RNBFD) et permet d’utiliser le service du prêt inter-bibliothèques (PIB).

 

                Actuellement, il donne un accès unique et simultané à plusieurs grands catalogues français dont trois principaux.

Le catalogue général de la Bibliothèque nationale de France (BnF-CG).

Le Sudoc (système universitaire de documentation). Le catalogue des bibliothèques de l’enseignement supérieur.

                La Base Patrimoine (BMR) un catalogue de plus de 3,5 millions de documents.

Egalement plusieurs catalogue intégraux de bibliothèques municipales : Dijon, Limoges, Rennes, les huit-villes-centres de la région Rhône-Alpes à travers le catalogue Lectura (Annecy, Bourg-en-Bresse, Chambéry, Grenoble, Lyon, Roanne, Saint-Étienne, Valence) et les onze bibliothèques patrimoniales de la Ville de Paris,

Enfin, RACHEL est le catalogue collectif du Réseau européen des bibliothèques judaïca et hebraïca, sept bibliothèques spécialisées dans le domaine de la culture juive.

 

2.1.          Les bases qui le constitue

 

Le CCFr est constitué de plusieurs bases que l’on peut interroger séparément.

Il s’agit de la base patrimoine, de la base manuscrits et du répertoire international des sources musicales. De plus, nous avons aussi le RNBFD

 

Base patrimoine : BMR. La base Patrimoine regroupe plus de trois millions de documents qui sont dans plus de 100 fonds patrimoniaux locaux, ou spécialisés de bibliothèques de tous horizons, de tous types et de n’importe quelle taille. Cependant, les notices des fonds anciens qui appartiennent aux BU ne sont pas dans cette base car elles sont comprises dans le Sudoc. Cela aurait donc fait redondance s’ils avaient réintégrés des notices que l’on pouvait déjà interroger. Cette base est issue de l’ancienne base BMR, c’est-à-dire Bibliothèques municipales aux fonds rétroconvertis. Cette base est accessible depuis 2007 et l’ancienne BMR depuis 1990. Tous les supports sont recensés, mais principalement les imprimés qui sont plus propices à ce type de fonds. Les livres de cette base sont compris jusqu’au XXème siècle pour inclure ceux écrits avant 1914. Les fonds locaux, eux, ne sont pas sujets aux limites de temps.

 

Base manuscrits : catalogue général des manuscrits, la BnF : archives et manuscrits et Palme.          Le catalogue général des manuscrits est issu de l’ancien Catalogue général des manuscrits des bibliothèques publiques de France (CGMBPF). Le passage du CGMBPF au Catalogue général des manuscrits a été fait par la BnF entre 2005 et 2008. Ce catalogue comporte plus de 182 000 notices de toutes les bibliothèques excepté celles universitaires. En effet, les notices des manuscrits des BU ont été reversées dans Calames, le catalogue des manuscrits pour les établissements d’enseignement supérieur.

 Le catalogue de la Bnf archives et manuscrits recense les fonds qui sont conservés dans les départements des Manuscrits et Arts du spectacle ainsi que dans la salle de l’Arsenal. Les livres recensés sont ceux des XIX et XXème siècles ainsi que ceux récemment acquis par la BnF. Ce catalogue a été rajouté à la base Manuscrits en 2010.

 Et enfin Palme, le répertoire national des manuscrits littéraires français du XXème siècle. Construit entre 1995 et 2006, recense plus de 122 000 notices dans pas moins de 430 établissements. La particularité des ces notices sont qu’elles sont recensées par auteur avec un cadre de classement uniforme. Au départ cette base était consultable sur le catalogue de la BnF avant d’être intégré à la base Manuscrits du CCFr. Il faut remarquer que cette base ne contient pas que des notices de bibliothèques mais aussi des notices d’archives départementales, de musées…

 La base est donc en ligne depuis 2008 et propose des notices en format EAD.

 

RISM : Le répertoire international des sources musicales permet l’interrogation de deux catalogues, celui de la BnF sur la Musique ainsi que le Patrimoine musical régional. Cette base est nouvellement intégrée au catalogue depuis 2011. Cette base est le résultat de la rétroconversion de toutes les notices des deux catalogues suscités. Cette base a pour but de recenser l’ensemble des sources musicales manuscrites ou écrites du XVII et XVIIIème siècles, même si quelques extensions ont été faites pour quelque type de musique pour ne pas scinder les catalogues d’avant. Les notices sont ici en Unimarc.

 

Enfin, le RNBFD qui est le Répertoire National des Bibliothèques et des Fonds Documentaires. Ce répertoire n’est pas une base de recherche mais plutôt un annuaire de toutes les bibliothèques qui composent le CCFr. Cela présente donc une véritable cartographie des fonds documentaires en France. Il recense plus de 5000 établissements ainsi que plus de 2000 fonds documentaires. Ce répertoire est en ligne depuis 1998, c’est donc le premier à avoir vu le jour. Les sources de ce répertoire sont les notices de bibliothèques fournies par le Répertoire des centres de ressources du Sudoc géré par l’Agence bibliographique de l’enseignement supérieur (Abes) ; les notices produites et mises à jour par l’équipe du RNBFD ; et pour finir les notices créées et actualisées par les établissements eux-mêmes à l’aide de formulaires adaptés. Dans ce répertoire, il n’y a pas que des BM et des BU, mais aussi des bibliothèques spécialisées. Les fonds, eux, sont définis comme un « ensemble de documents cohérents constitué autour d’un thème, accessible au lecteur dans leur globalité grâce à un outil ou une identification spécifique ».

 

Ses missions

 

Son objectif initial est de mettre en ligne les notices des bibliothèques. Toutefois, la plupart des bibliothèques possèdent aujourd’hui des catalogues accessibles en ligne (530 selon le Répertoire national des bibliothèques et des fonds documentaires).

 

 

Néanmoins un besoin persiste. En effet, le CCfr regroupe les collections patrimoniales et permet d’y effectuer des recherches spécifiques. Par exemple, il est possible de faire des recherches par région et par thèmes dans la Base patrimoine.

 

Par ailleurs, inciter et encadrer la valorisation du fonds de tout type d’institutions documentaires. De manière technique ou financière.

Ex : le cas de la base patrimoine musical (musique écrite)

 

Enfin, sa mission principale demeure la possibilité de faire une recherche globale dans plusieurs catalogues, qu’il s’agisse de documents manuscrits ou imprimés. En plus des 3 catalogues, il y a le catalogue des catalogues des bibliothèques municipales de Dijon, Rennes et Limoges + autres à venir

 

De plus, il ne faut pas omettre le Répertoire national des bibliothèques et des fonds documentaires (RNBFD). Il a pour objectifs de constituer un annuaire national des instituts documentaires ainsi que de fournir des infos sur les instituts qui participent au CCfr.

 

        Le prêt inter-bibliothèques (PIB) est une démarche logique de toute recherche : identifier, localiser, consulter sur place ou obtenir le prêt ou la reproduction éventuellement la réservation du document.

 

                En conclusion, le CCFr propose trois grands services, qui ont progressivement été déployés.

En premier lieu, une cartographie documentaire nationale : le Répertoire national des bibliothèques et centres de documentation (RNBCD, 1998). Mais aussi, l’accès en une interrogation unique aux 3 principaux catalogues français  (2001) et enfin un service de fourniture de documents (prêt ou reproduction) : le PIB (2002).

 

Les modalités de recherche

 

Sur le site, nous avons plusieurs onglets qui sont : l’interrogation des bases, le panier, l’historique par documents ou par fonds… Ensuite, nous avons sur l’onglet Accueil un recensement des Actualités par ordre chronologique croissant, une fiche technique en cours de construction et un onglet à propos du CCFr qui donne de plus amples informations sur le catalogue. Depuis son remaniement, nous avons une interface de recherche plus claire.

En effet, sur la page d’accueil, nous avons un côté orange où on cherche par titre et un côté vert où on recherche par établissements ou région. Ensuite, on peut sélectionner les bases que l’on souhaite interroger. Nous pouvons alors faire une recherche spécifiquement pour la base patrimoine, mais aussi spécifiquement pour la base Manuscrits ou le RISM. Il faut d’ailleurs remarquer que l’utilisation du CCFr est plus pour les deux premières bases citées que pour l’interrogation de l’interface Imprimés-Multimédia.

En effet, faire des recherches dans la base imprimés-multimédia n’a pas beaucoup d’intérêt car on a sûrement une bibliothèque à proximité qui nous offre ces ouvrages. L’un des principaux inconvénients de ce catalogue est le temps d’attente pour une seule recherche. En effet, comme il interroge plusieurs catalogues en même temps cela prend plus de temps que d’interroger un seul catalogue. De plus, pour faire une recherche il existe plusieurs modalités.

On peut faire une recherche simple ou une recherche avancée. Nous pouvons aussi sélectionner les catalogues que nous voulons interroger ou non, ainsi que les lieux que nous souhaitons.

Nous pouvons aussi faire une recherche globale qui recense tous les catalogues. Il y a seulement pour la base Patrimoine que l’on ne peut pas sélectionner de catalogues spécifiques. Enfin, nous avons un historique de nos recherches, notre panier et la dernière liste qui nous donne les derniers résultats de notre recherche.

 

 

3.2. Avantages et inconvénients

 

Une meilleure visibilité de l’ensemble des ressources documentaires françaises : recherche globale sur les 3 grands catalogues nationaux et outil descriptif des fonds des bibliothèques

Reflet de ces ressources (présentation variée et hétérogène notamment liée à la conversion rétrospective des catalogues, accès partiel)

Vocation à  jouer un rôle fédérateur des projets régionaux et à proposer une aide au développement des catalogues sur le web (expertise technique, fonction de portail d’accès).

 

Toutefois, le rapport de l’inspection générale des bibliothèques, de juillet 2011 « l’avenir des catalogues nationaux » soulève quelques points à améliorer.

En premier lieu, le CCfr dans son ensemble ne signale pas les publications numériques et ne met aucun lien avec le texte intégral du document numérisé. C’est également le cas pour les documents patrimoniaux :

 « Pour les documents patrimoniaux, numérisés a posteriori, l’absence de lien systématique et

réciproque entre le signalement bibliographique et l’accès au document numérisé est

particulièrement regrettable. »

Sur une telle base, les données produites devraient pouvoir à terme, se compléter, voire se confondre de manière libre et transparente pour l’utilisateur, en intégrant des sommaires, des résumés et des jaquettes.

 

Conclusion

 

 

Le CCFr est un catalogue collectif qui a pris de plus en plus d’importance. Au fil des ans il s’enrichit de diverses bases et de nombreuses nouvelles notices. Il a pour but de regrouper les collections patrimoniales et de faire connaître au public les différentes collections d’un grand nombre de bibliothèques. Il présente plusieurs avantages et inconvénients, et à terme, le CCFr et son équipe voudrait intégrer Calames, le catalogue des archives pour les établissements d’enseignements supérieur. Cela permettra au CCFr de faire un pas de plus vers l’exhaustivité.

Bibliographie

 

  • Les signets professionnels de la BnF:

http://www.bnf.fr/fr/collections_et_services/catalogues_en_ligne/a.catalogue_collectif_de_france.html

Présentation du CCfr par Catherine Marandas, Mission pour le CCFr.

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Points d'accès à l'information

Définition d'un point d'accès à l'information

 

C'est un terme choisi pour représenter dans un index un élément ou une notion contenue dans un document. On distingue plusieurs points d'accès :

point d'accès matière : il représente le sujet ou l'un des sujets d'un document, on dit que c'est la vedette matière

point d'accès subordonné : il est associé à un autre point d'accès pour indiquer qu'il lui est subordonné ou qu'il le modifie. On dit que c'est une sous-vedette

point d'accès auteur

 

Accès auteur

 

Lorsque l'on catalogue un document on fait un accès auteur c'est-à-dire qu'on donne la possibilité de faire une recherche par le nom et prénom de l'auteur. On peut aussi faire un accès aux collectivités. Dans le cadre des œuvres audiovisuelles les auteurs et interprètes ne sont pas noté comme auteur principale mais comme auteur secondaire. On a une autre exception dans le cas des congrès, les congrès son indexés en vedette principale auteur collectivité avec le catalogue de l'imprimé. On note toujours les dates de naissance et de décès de l'auteur pour avoir des informations sur lui, on note aussi sa fonction il peut arriver que deux personnes ayant le même nom de famille contribuent à la création de roman. C'est avec les dates et leur fonction qu'on les distingue comme par exemple pour Alexandre Dumas père et le fils qui sont tous les deux auteurs, on les distingue par leurs dates de naissance et de mort.

On ne peut pas mettre tous les auteurs au même rang, ils ne font pas tous la même chose par exemple en ce qui concerne les traducteurs, les illustrateurs. On fait donc des vedettes secondaires qui sont retranscris dans la zone du titre en mention de responsabilité ou dans la zone des notes sur des mentions de responsabilité.

 

 

 

Accès sujet

 

On indexe les documents afin de donner le sujet de celui-ci, permet de retrouver dans un catalogue les documents traitant du même sujet quel que soit le support. Dans les bibliothèques on utilise principalement RAMEAU.

 

            RAMEAU

 

Le répertoire d'autorité-matière encyclopédique et alphabétique unifié ou RAMEAU est un répertoire qui contient une liste d'autorité matière. C'est un langage documentaire. Il est notamment utilisé par la BnF, les bibliothèques universitaires ainsi que les autres bibliothèques. Il est géré par le Centre national RAMEAU.

 

            Dewey

 

La classification décimale Dewey est un système de classification numérique couvrant tout les champs de la connaissance. Elle est mise à jour régulièrement par le  Decimal Classification Editorial Policy Committee. Elle permet une recherche par indice ou par libellé d'indice dans le catalogue de la BnF.

 

            Thésaurus

 

C'est un outils qui rend la recherche documentaire plus efficace. C'est une liste de termes organisée, ces termes ont un lien ou plusieurs avec des domaines de la connaissance. On appel les termes des descripteurs. Le thésaurus utilise des termes précis pour définir le contenu des documents sans ambiguïté possible. Le vocabulaire est donc limité et régi par des relations de parenté entre les termes (descripteur générique, spécifique, associé).

 

Pour les cartographies on a mis en place des sujet géographiques ce qui permet de rechercher en fonction du pays que l'on cherche.

 

On peut prendre en exemple pour les recherches par sujet le catalogue de la Bibliothèque Nationale Française, seulement on ne peut rechercher par sujet que les documents acquis après 1980 ce qui exclut une grande partie des collections patrimoniales.

 

Sources

 

http://www.bnf.fr/fr/professionnels/anx_catalogage_indexation/a.referentiels_sujet.html

http://www.adbs.fr/point-d-acces-18168.htm?RH=OUTILS_VOC

http://www.bnf.fr/fr/professionnels/anx_catalogage_indexation/a.acces_sujet.html

http://guideducatalogueur.bnf.fr/ABN/GPC.nsf/D52F45483626CC42C12571810044FE94/$FILE/EXTIA%20DL%20acc%C3%A8s%20auteurs.htm?OpenElement

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Organismes professionnels en bibliothèques

*L’enssib : établissement d’enseignement supérieur fédérant l'ensemble des professionnels de la documentation, il propose plusieurs services à l'ensemble de la communauté professionnelle (bibliothécaires, documentalistes, archivistes, en formation ou en poste).

 Les services (accessibles en ligne sur le site ennssib.fr) :

 

*enssibrèves :  panorama de l’actualité du monde de l'information et des bibliothèques,

*enssibase :  base d'Annonces Stages et Emplois, qui rassemble toutes les offres de l’emploi public relatives aux métiers des sciences de l’information, de la documentation, des archives et des bibliothèques. On peut ainsi chercher des annonces et de déposer des offres via un formulaire en ligne.

*un service Questions ? Réponses ! qui répond à vos questions dans le domaine des sciences de l'information et des bibliothèques et propose l’accès à sa base de connaissances ;

un agenda professionnel répertoriant les manifestations professionnelles (colloques, journées d’étude, congrès, conférences, etc.) appartenant au monde de l’information et des bibliothèques qui sont organisées dans le monde francophone et les grandes manifestations internationales.

 

 

 *I.G.B. (Inspection générale des bibliothèques)

 

L'Inspection générale des bibliothèques a été créée en 1822 pour assurer le contrôle des bibliothèques publiques issues des confiscations révolutionnaires. Ses fonctions ont été étendues après la constitution des bibliothèques universitaires.

L'I.G.B. est aujourd'hui un service de contrôle et de conseil placé sous l'autorité directe du ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche.

 

 *Missions de contrôle

 

L'I.G.B. assure le contrôle des bibliothèques des universités, avec un rôle d'évaluation et de conseil. A ce titre l'Inspection travaille  avec la Direction de l'enseignement supérieur (D.E.S.).

 

L'Inspection exerce le contrôle technique de l'État sur les bibliothèques publiques (bibliothèques municipales, bibliothèques départementales de prêt). Cette mission est menée avec la Direction du livre et de la lecture (du ministère de la Culture et de la Communication=.

 

*Missions d'étude

 

Tous les ans, des études thématiques sont demandées à l'Inspection par le ministère de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, ou le ministère de la Culture et de la Communication, dans le cadre des programmes annuels fixés à l'Inspection.

 

-Participation au recrutement et à la gestion des personnels de bibliothèques (dans le jury de recrutement)

 

-Compétentes en matière de bibliothéconomie, de patrimoine bibliographique, d'organisation documentaire, de promotion du livre et de développement de la lecture, ainsi qu'aux conseils de grands établissements documentaires.

 

 

 

 

* Quelques exemples d'études thématiques confiées à l'IGB :

(consultables en libre accés sur le site de l IGGB en document pdf)

            Année 2011

            Etude sur l'avenir des catalogues collectifs nationaux

 

            Groupe de travail sur les bibliothèques interuniversitaires

 

            Année 2010

            La formation aux questions patrimoniales dans les bibliothèques

            Situation de la lecture publique dans les départements d'outre-mer : note de synthèse

 

 

*Conseil supérieur des bibliothèques

 

Créé en 1988 suite au rapport d' André Miquel qui souligne l'utilité de « la mise en place urgente d'un Conseil supérieur des bibliothèques [...] chargé de prévoir, de préparer et de suivre la mise en place des pôles et des réseaux de communication, l'évaluation des coûts, des fréquentations et des résultats, la répartition des crédits correspondants et l'établissement de la carte des bibliothèques ».

 

*Rôle :  il naît du fait que les bibliothèques dépendent pour partie de la sous-direction des bibliothèques et de l'information scientifique (ministère de l'Enseignement supérieur) et pour partie de la direction du livre et de la lecture (Ministère de la Culture).Ce conseil a pour mission de « favoriser la coordination des politiques documentaires relevant de plusieurs ministres»

-il est un organe de conseil et de consultation,

 

Il est à l'origine de la la Charte des bibliothèques, adoptée le 7 novembre 1991, et la Charte du bibliothécaire volontaire auprès des bibliothèques départementales de prêt adoptée en 1992.

 

En 2006, l'Association des bibliothécaires de France a demandé la « création d’un nouvel organisme à même d’assurer la poursuite des missions essentielles dévolues à cette institution ». Le C.S.B pourrait renaître sous la forme d'un « Conseil du livre »...

 

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DUBLIN CORE

Définition

 Le Dublin Core est un format de métadonnées générique simple qui permet de décrire des ressources numériques ou physiques. Il comprend officiellement 15 éléments de description.

Historique

 Pourquoi le Dublin Core ?

 Dans les années 90, la démarche qui consistait à établir « ex nihilo » des notices décrivant des documents électroniques et à les relier aux documents primaires soulevait des critiques parce qu'elle restait fidèle à la tradition du catalogage classique et impliquait un certain conservatisme. En effet, à cette époque les moteurs de recherche Internet établissaient déjà des index de documents de tous genres et on se demandait pourquoi on devait continuer à établir et à maintenir des catalogues bibliographiques informatisé coûteux.

Le projet était né : extraire à partir des documents électroniques de nouveaux points d'accès contrôlés que l'on pourrait intégrer automatiquement aux catalogues informatisés.

 

En mars 1995, des chercheurs de OCLC (Online Computer Library Center) et du NCSA (National Center for Supercomputing Applications) et cinquante deux spécialistes des bibliothèques, de l'informatique et du codage des textes se sont réunis au siège de l'OCLC à Dublin dans l'Ohio fondant ainsi la DCMI : Dublin Core Metadata Initiative. Leur objectif est dès le départ de définir des enregistrements décrivant  tous les types de ressources électroniques conservés en réseau, c'est à dire de mettre au point un système de données décrivant d'autres donnés. C'est ainsi que le format Dublin Core a été l'un des premiers systèmes de métadonnées au monde.

 

Le format Dublin Core a été normalisé en 2003. Il devenu la norme ISO 15836.

I . Les 15 éléments du Dublin Core

 Le format Dublin Core ou norme ISO 15836 comprend 15 éléments qui sont répartis en 3 groupes :

-Contenu

-Propriété intellectuelle

-Instanciation ou version du document        

1. Le contenu

 

Title = Titre :

Comme en catalogage plus traditionnel, toute ressource doit avoir un nom.

 

Subject = Sujet :

Ce sont les mots-clefs ou le code de classement qui permettent de cerner le sujet du document.

 

Description : 

Il s'agit d'un compte rendu du contenu de la ressource : un résumé, une table des matières ou une description en texte libre

 

Type :

C'est la nature ou le genre de contenu de la ressource : Texte, image, etc.

 

Source :

C'est la référence d'origine du document. Par exemple la référence du document papier, pour un document numérique. C'est citer la ressource d’où vient le document. 

 

Relation :

Aussi appelés « raffinements » : ce sont les autres versions du document, ses autres formats.

 

Coverage = Couverture :

couverture spatio-temporelle ou juridictionnelle du contenu de la ressource. Cet élément permet de d'indexer la ressource dans une acceptation plus large que par l'élément 'sujet'. Exemple : France - - Ancien Régime

Cet élément est peu utilisé en France.

 

 

2. La propriété intellectuelle

 

Creator = Créateur :

Il s'agit du responsable physique ou moral de la création du contenu de la ressource

 

Publisher = Editeur :

C'est le nom de la personne ou de l’organisme à  l’origine de la publication du document

 

Contributor = Contributeur ou collaborateur :

C'est l'auteur physique ou moral secondaire entité du contenu de la ressource.  

 

Rights = Droits :

Ce sont les droits attachés à la ressource. Parfois, il y a une absence d'information dans cet éléments. Mais cette absence d'information ne signifie pas que le document est libre de droits. Il faut donc se renseigner.

 

 

3. Instanciation ou version du document

 

Date :

date de création de document ou d’un événement important dans la vie de celui-ci. Il est recommandé d'utiliser la norme ISO 8601 et d'encoder la date sous la forme AAAA-MM-JJ.

 

Format :

Il s'agit d'indiquer le support du document : physique ou numérique.

 

Identifier = Identifiant : il est recommander d’utiliser les ISBN des documents ou les adresses URL des sites web.

 

Language = Langage : langue du contenu de la ressource. Il est ici recommandé d'utilisé la norme ISO 639.

 

 

4. Aspect syntaxique : encodage XML

 

Nous abordons maintenant l'aspect syntaxique du dublin core : c'est à dire la façon d' « écrire » ces éléments dont nous venons de parler. En 1996, il était prévu de les encoder en SGML. Mais le choix s'est reporté rapidement sur XML en 1998.

 

< ?xmlversion= « 1.0 » ?>

<rdf : RDF xmlns:rdf="http://www.w3.org/1999/02/22-rdf-syntax-ns#"

   xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">

     <rdf:Description >

      <dc:creator>Karl Musterman</dc:creator>

      <dc:title>Algebra</dc:title>

      <dc:subject>mathematics</dc:subject>

      <dc:date>2000-01-23</dc:date>

      <dc:language>EN</dc:langage>

      <dc:description>An introduction to algebra</dc:description>

       </rdf:Description>

</rdf:RDF>

 

 

II. Utilisation du format Dublin Core en bibliothèque

 

En France, assez peu de bibliothèques utilisent le Dublin Core. Mais parmi les principales on peut citer :

 

-La BnF

Le Dublin Core y est utilisé pour gérer et cataloguer les « signets » et pour accroître sur Internet la visibilité des catalogues et des collections numérisées.

Il ne se substitue pas aux autres formats bibliographiques des bibliothèques et des archives (Intermarc, EAD…), mais permet à d’autres acteurs qui utilisent d’autres formats (musées, archives, centres de ressources de l’information scientifique et technique, ou opérateurs d’agrégation de contenus culturels comme The European Library) de référencer les données de la BnF dans un format simple et facilement interopérables.

Les notices en Dublin Core sont également utilisées, à la BnF, pour gérer la collection de documents numérisés dans Gallica. Ce format permet également de signaler dans Gallica les collections d’autres institutions patrimoniales.

Les notices en Dublin Core des deux entrepôts OAI ne sont pas créées manuellement, mais dérivées de notices ou de bases de données existantes. Les données ne sont donc pas nativement formatées en Dublin Core.

 

-Europeana

 

-La CNAM : bibliothèque numérique du Conservatoire National des Arts et Métiers :

Les notices MARC sont converties en Dublin Core.

 

- Le Service Commun de Documentation de l'Université François Rabelais de Tours

 Exemples

 

-Gallica

IV. Forces et faiblesses

1. Forces :

 

-Les éléments de base du Dublin Core répondent à des critères de simplicité et de concision. Ainsi, tous les types de créateurs peuvent les utiliser, du bibliothécaire professionnel jusqu’aux non-initiés.

 

-L’identification des champs est conçue à partir d’une sémantique interdisciplinaire. Par exemple, dans la catégorie de la propriété intellectuelle, on privilégie le terme « créateur », ce qui permet de faire autant allusion à un auteur de texte qu’à un photographe ou un illustrateur.

 

-Son envergure est internationale grâce à ses nombreux représentants qui s’impliquent sur presque tous les continents. Il existe au moins une vingtaine de versions linguistiques du Dublin Core à ce jour.

 

-C'est un langage qui permet de traiter presque tous les formats de documents.

 

2. Faiblesses :                             

 

On peut alors penser que le format Dublin Core représente l’avenir : la possibilité d’établir des index construits à partir d’éléments de description sans intervention humaine. Mais il a des faiblesses non-négligeables qu’il faut prendre en compte : en effet, les métadonnées du Dublin Core n’avaient pas pour objectif initial de remplacer les notices Unimac.

Le comité Commitee on Cataloging : Description and Access de l’américan library Association l’avait déjà reconnu en 1998 :

-Les métadonnées ne sont pas un substituts au catalogage, mais peuvent être des sources d’informations utiles pour les catalogueur.

-En effet les métadonnées ne suffisent pas pour distinguer une ressource d’autres ressources similaires ou différentes version de la même ressource.

-Les métadonnées ne peuvent pas être incluses directement dans les catalogues de bibliothèques, car leur sématique est insuffisante et leurs données ne font pas référence à des fichers d’autorité ou à des vocabulaires matières contrôlés.

 

-Les variétés de ressources couvertes par le Dublin Core répondent surtout aux besoins des bibliothèques, musées, sites gouvernementaux et autres organismes semblables. Il y a peu de  possibilités pour les autres types de données. Dans certains domaines, il faut absolument avoir recours à des champs supplémentaires pour décrire les documents avec un minimum de précision.

-Le Dublin Core se consacre uniquement au repérage des ressources. Il ne permet pas d’en faire la gestion ou d’en restreindre l’accès.

 

Certaines grandes institutions comme L’OCLC ou la Bibliothèque du Congrès, on tenté de trouver une parade à ces faiblesses du Dublin Core. Elle ont pu investir à la fois dans des métadonnées et dans le catalogue conventionnel. En 2001, la bibliothèque du Congrès a développé deux passerelles permettant de convertir des données de Dublin Core en Données Marc et inversement. Cette démontrastion a pu relativiser le fossé entre les deux approches et a pu montrer que le format Marc peut s’exprimer sans perte dans Dublin Core par le moyen d’extensions.

Malgré cela, certains estiment en 2004, que le format Dublin Core est dépassé.

 

 Conclusion

 

Ce que l’on peut retenir de cette présentation est que le Format Dublin Core est format établissant cataloguant et indexant des données à partir de données du web grâce à ses 15 éléments de description. C’est un format simple a utiliser mais pas assez précis dans la description des documents.

 En 2004, La bibliothèque du congrès travaillait sur une nouvelle structure de métadonnées : MODS (Metadata Object Description Schema). MODS est un sous-ensemble du Marc 21 exprimé en XML. Dans ce format, certaines information sont regroupées au sein d’un même champ, mais ne sont pas simplifiés comme dans le Dublin Core.

 

Sources

 

-          http://bibliodoc.francophonie.org/article.php3?id_article=177

 

-          http://fr.wikipedia.org/wiki/Dublin_Core

 

-          Alain Jacquesson, Alexis Rivier, Bibliothèques et documents numériques : concepts, composantes, techniques et enjeux, nouv. éd. Ed Du Cercle de la librairie, 2005.

 

-          http://www.bnf.fr/fr/professionnels/formats_catalogage/a.f_dublin_core.html

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FRBR

Les Spécifications fonctionnelles des notices bibliographiques (en anglais Functional Requirements for Bibliographic Records, FRBR) sont une modélisation conceptuelle des informations contenues dans les notices bibliographiques des bibliothèques. Elles ont été développées par un groupe d'experts de l'IFLA (« La Fédération internationale des associations de bibliothécaires et d'institutions est le principal organisme international représentant les intérêts des bibliothèques et services d'information et leurs utilisateurs. Il est la voix mondiale de la profession de bibliothécaire et de l'information. ») de 1991 à 1997, et approuvées en 1997 par le Comité permanent de la Section de catalogage de l’IFLA et publiées en 1998.

 

 

I.         Description

 

      Le modèle FRBR n'est pas une norme de notice bibliographique, comme les normes ISBD ou Unimarc, mais décrivent les informations d'une notice bibliographique d'un point de vue logique en utilisant le modèle entité-association. C'est un concept qui s'intéressent aux informations contenus dans les notices bibliographiques et fait entrer en relation les attentes et les besoins des différentes catégories des utilisateurs des catalogues, en intégrant les nouveaux formats de publication comme les documents électronique.

Le modèle FRBR a été défini pour donner sous une forme simple, précise et dans un langage compris par tous les notions principales sur laquelle doit s’appuyer la notice bibliographique et les renseignements attendus par les utilisateurs. Il est conçu comme un outil pour l'établissement de futures normes bibliographiques tout en fournissant des recommandations sur le niveau minimal de fonctionnalité et de spécification de données d'une notice bibliographique nationale. Il peut donc  être utilisé pour la description bibliographique de tous types de supports.

 

 

II.        Fonctionnement

 

      Le modèle FRBR explique la structure des catalogues en analysant les données bibliographiques qui sont alors regroupées en entités, qui sont elle-même divisées en attributs. Puis il établit les relations entre les entités et les corrélations entre les attributs. Il s’appuie sur les besoins des utilisateurs et en dégage donc les principales entités demandées, les attributs de ces entités et les relations entre ces entités. Celles-ci sont souvent présentes également dans les normes ISBD ou Unimarc.  .

 

            Ils organisent les différentes composantes de la description bibliographique (les autorités, les accès sujet et les informations sur le document proprement dites) en trois groupes d'entités reliées entre elles. 

 

      Le premier groupe se compose de quatre entités, les deux premières se basent sur l'aspect intellectuel du contenu et les deux dernières se reportent à l'enregistrement matériel du contenu.

      Œuvre (est prise comme une notion abstraite. Elle est l'équivalent de la notice d'autorité de titre uniforme dans les catalogues actuels) : par exemple,  Primo Levi, Si c’est un homme

   

            Expression (est une réalisation de cette création intellectuelle. Il n'existe pas d'équivalent dans les catalogues actuels) : par exemple, la traduction anglaise de Si c’est un homme, If This Be A Man, par Roger Pearson.

 

        Manifestation : (est la matérialisation d'une expression, il s'agit ici de l'objet éditorial) : par exemple, Si c’est un homme de Primo Levi, traduit par Roger Pearson, se manifeste par sa publication chez Penguin Books en 2004)

   

            Exemplaire Document : un exemplaire isolé d'une manifestation, en principe, les différents exemplaires d'une manifestation ressembles, mais chacun comporte des particularités le distinguant des autres (sa cote, ou un manque de page pour les livres anciens.) Par exemple, l'exemplaire de Si c’est un homme de Primo Levi, traduit par Roger Pearson, publié chez Penguin Books en 2004, se trouve à la bibliothèque municipale de Perpignan. Cet exemplaire se distingue de celui conservé à la BnF.

 

            Le second groupe d'entités correspond à la modélisation des personnes physiques ou morales qui ont une responsabilité dans le contenu intellectuel ou artistique, la production matérielle et la distribution, ou la gestion juridique des entités du premier groupe. Il y en a deux sortes : les personnes, et les collectivités.

Exemple : Tolkien, J. R. R. a créé l'œuvre The lord of the rings ; Ledoux, Francis en a traduit l'expression en français Le seigneur des anneaux ; C. Bourgois a publié en 1986 une manifestation de cette expression ; la BnF possède un exemplaire de cette manifestation sous la cote -Y2-95376.

 

Entités du groupe 1

Entités du groupe 2

relations

 

 

      Le troisième groupe regroupe des entités qui sont le sujet des œuvres : concept, objet, événement. La relation de sujet (par exemple, un événement est sujet d'une œuvre) peut aussi fonctionner avec le groupe 2 (une personne est sujet d'une œuvre, dans le cas d'un livre sur Zola) et le groupe 1 (une œuvre est sujet d'une autre œuvre, dans le cas d'un livre sur Germinal de Zola).

 

            Les entités des groupes 2 et 3 ont fait l’objet d’une description spécifique appelée FRAD (Spécifications fonctionnelles des données d’autorité)

Les entités ont des attributs. Les attributs des entités se répartissent en deux grandes catégories : les attributs inhérents à l'entité et les attributs forgés, extérieurs à l'entité. Ces attributs, tels que titre, forme, date, etc., correspondent aux informations qui apparaissent communément dans les notices bibliographiques des catalogues de bibliothèques. Les premiers sont des éléments distinctifs de l'entité, tandis que les seconds proviennent d'une source extérieure, comme les identifiants ou des informations contextuelles.

 

Œuvre : titre de l’œuvre, forme de l’œuvre, date de l’œuvre, …

 

Expression : titre de l’expression, forme de l’expression, date de l’expression, …

 

Manifestation : titre de la manifestation, mention de responsabilité, mention d’édition/numéro, lieu d’édition/diffusion, …

Document : identifiant du document, provenance du document, annotations/inscriptions, participation à des expositions, …

 

III.      Qualités et défauts

 

•          Selon le site de la Bibliothèque nationale de France, ce modèle apporte donc une

consolidation des acquis du passé en justifiant a posteriori les pratiques de catalogage.

La grande originalité du modèle réside dans la notion d'œuvre, qui permet de rapprocher par exemple un roman et ses traductions ou adaptations. Ce rapprochement reste le plus souvent implicite dans les catalogues de bibliothèques.

•          L’évolution vers le FRBR peut se faire selon deux grandes orientations :

- Transformer les SIGB actuels pour y ajouter la notion d’œuvre. Puis répercuter cette modification dans les interfaces de consultation des catalogues : on pourrait parler de « FRBRisation » des notices bibliographiques. L’œuvre devient un simple enrichissement de la manifestation.

- Réécrire de nouvelles applications en adoptant une modélisation FRBR de la base de données et en mettant en œuvre les recommandations du RDA pour la codification des données. L’œuvre devient le cœur du processus descriptif.

•          Proposer à l’utilisateur une interface spécifique dans laquelle l’œuvre est au centre de

 la description intellectuelle des expressions et manifestations dérivées.

•          Il factorise les informations communes à plusieurs ressources et réduit, en les

organisant, le nombre de réponses à certaines requêtes (exemple Worldcat, ne donne pas toutes les notices des différents exemplaires)

•          Il est compatible avec Internet et peut être utilisé avec le web sémantique

•          Plus orienté pour la description d’œuvres de fiction que pour d’autres types d’œuvres.

 

 

 

 

IV.      Utilisateur :

 

•          Worldcat utilise le FRBR. Il recoupe les différentes notices de plusieurs bibliothèques et propose différentes expressions d’une même œuvre. Il aborde de nombreuses manifestations et enfin différents exemplaires pour la localisation.

 

 

            Glossaire:

 

FRAD : Spécifications fonctionnelles des données d’autorité

 

FRBR : Functional Requirements for Bibliographic Records ou Spécifications fonctionnelles des notices bibliographiques.

 

IFLA : International Federation of Library Associations (and Institutions) ou Fédération internationale des associations de bibliothécaires et d'institutions.

 

ISBD : International Standard Bibliographic Description ou Description Bibliographique Internationale Normalisée.

 

RDA : Resource Description and Access ou Ressources : Description et Accès

 

Sources :


 

http://en.wikipedia.org/wiki/Functional_Requirements_for_Bibliographic_Records

http://www.figoblog.org/document594.php

http://www.ifla.org/publications/functional-requirements-for-HYPERLINK "http://www.ifla.org/publications/functional-requirements-for-bibliographic-records" \t "_top" bibliographic-records

http://www.decalog.net/files/LivreBlancFRBR.pdf

 

Association des bibliothécaires de France. Le Métier de bibliothécaire, Éditions du Cercle de la Librairie, 2010

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CCFR

Introduction

Le Catalogue Collectif de France (CCFr) représente l'un des outils de recherches bibliographiques et documentaires les plus riches du domaine français. C’est pourquoi il est intéressant de le connaitre.

 

Dans un premier temps, nous nous attacherons à le définir et à son historique.

Ensuite, nous aborderons les bases qui constituent le catalogue et ses missions.

Enfin, nous nous intéresserons aux modalités de recherche et évalueront cet outil.


 

1.1.          Historique


 

L’idée du CCFr est apparue en juillet 1997. A ce moment, il a commencé à être mis en place pour être achevé en décembre 2000. Depuis février 2001, c’est la BnF qui gère ce catalogue. Depuis, la base est en constante évolution, avec de nouvelles interfaces et de nouvelles bases qui apparaissent ainsi que l’intégration de catalogues de bibliothèques municipales.

Depuis 2010, le CCFr a été relooké et a une nouvelle interface.

 

 

 

1.2.          Définition

Le CCfr est un catalogue collectif. Ainsi, il s’agit d’une interface permettant d'interroger plusieurs catalogues. Cette performance est possible grâce à la relation clients et serveurs Z 39 50.

Ce n’est pas un seul catalogue c’est une interrogation multi bases géré par la Bibliothèque nationale de France.

 

Le catalogue collectif de France est un instrument de localisation et de prêt. En effet, il localise quelque 30 millions de documents conservés dans les bibliothèques françaises, donne accès au Répertoire national des bibliothèques et des fonds documentaires (RNBFD) et permet d’utiliser le service du prêt inter-bibliothèques (PIB).

 

                Actuellement, il donne un accès unique et simultané à plusieurs grands catalogues français dont trois principaux.

Le catalogue général de la Bibliothèque nationale de France (BnF-CG).

Le Sudoc (système universitaire de documentation). Le catalogue des bibliothèques de l’enseignement supérieur.

                La Base Patrimoine (BMR) un catalogue de plus de 3,5 millions de documents.

Egalement plusieurs catalogue intégraux de bibliothèques municipales : Dijon, Limoges, Rennes, les huit-villes-centres de la région Rhône-Alpes à travers le catalogue Lectura (Annecy, Bourg-en-Bresse, Chambéry, Grenoble, Lyon, Roanne, Saint-Étienne, Valence) et les onze bibliothèques patrimoniales de la Ville de Paris,

Enfin, RACHEL est le catalogue collectif du Réseau européen des bibliothèques judaïca et hebraïca, sept bibliothèques spécialisées dans le domaine de la culture juive.

2.1.          Les bases qui le constitue

 

Le CCFr est constitué de plusieurs bases que l’on peut interroger séparément.

Il s’agit de la base patrimoine, de la base manuscrits et du répertoire international des sources musicales. De plus, nous avons aussi le RNBFD

 

Base patrimoine : BMR. La base Patrimoine regroupe plus de trois millions de documents qui sont dans plus de 100 fonds patrimoniaux locaux, ou spécialisés de bibliothèques de tous horizons, de tous types et de n’importe quelle taille. Cependant, les notices des fonds anciens qui appartiennent aux BU ne sont pas dans cette base car elles sont comprises dans le Sudoc. Cela aurait donc fait redondance s’ils avaient réintégrés des notices que l’on pouvait déjà interroger. Cette base est issue de l’ancienne base BMR, c’est-à-dire Bibliothèques municipales aux fonds rétroconvertis. Cette base est accessible depuis 2007 et l’ancienne BMR depuis 1990. Tous les supports sont recensés, mais principalement les imprimés qui sont plus propices à ce type de fonds. Les livres de cette base sont compris jusqu’au XXème siècle pour inclure ceux écrits avant 1914. Les fonds locaux, eux, ne sont pas sujets aux limites de temps.

 

Base manuscrits : catalogue général des manuscrits, la BnF : archives et manuscrits et Palme.          Le catalogue général des manuscrits est issu de l’ancien Catalogue général des manuscrits des bibliothèques publiques de France (CGMBPF). Le passage du CGMBPF au Catalogue général des manuscrits a été fait par la BnF entre 2005 et 2008. Ce catalogue comporte plus de 182 000 notices de toutes les bibliothèques excepté celles universitaires. En effet, les notices des manuscrits des BU ont été reversées dans Calames, le catalogue des manuscrits pour les établissements d’enseignement supérieur.

 Le catalogue de la Bnf archives et manuscrits recense les fonds qui sont conservés dans les départements des Manuscrits et Arts du spectacle ainsi que dans la salle de l’Arsenal. Les livres recensés sont ceux des XIX et XXème siècles ainsi que ceux récemment acquis par la BnF. Ce catalogue a été rajouté à la base Manuscrits en 2010.

 Et enfin Palme, le répertoire national des manuscrits littéraires français du XXème siècle. Construit entre 1995 et 2006, recense plus de 122 000 notices dans pas moins de 430 établissements. La particularité des ces notices sont qu’elles sont recensées par auteur avec un cadre de classement uniforme. Au départ cette base était consultable sur le catalogue de la BnF avant d’être intégré à la base Manuscrits du CCFr. Il faut remarquer que cette base ne contient pas que des notices de bibliothèques mais aussi des notices d’archives départementales, de musées…

 La base est donc en ligne depuis 2008 et propose des notices en format EAD.

 

RISM : Le répertoire international des sources musicales permet l’interrogation de deux catalogues, celui de la BnF sur la Musique ainsi que le Patrimoine musical régional. Cette base est nouvellement intégrée au catalogue depuis 2011. Cette base est le résultat de la rétroconversion de toutes les notices des deux catalogues suscités. Cette base a pour but de recenser l’ensemble des sources musicales manuscrites ou écrites du XVII et XVIIIème siècles, même si quelques extensions ont été faites pour quelque type de musique pour ne pas scinder les catalogues d’avant. Les notices sont ici en Unimarc.

 

Enfin, le RNBFD qui est le Répertoire National des Bibliothèques et des Fonds Documentaires. Ce répertoire n’est pas une base de recherche mais plutôt un annuaire de toutes les bibliothèques qui composent le CCFr. Cela présente donc une véritable cartographie des fonds documentaires en France. Il recense plus de 5000 établissements ainsi que plus de 2000 fonds documentaires. Ce répertoire est en ligne depuis 1998, c’est donc le premier à avoir vu le jour. Les sources de ce répertoire sont les notices de bibliothèques fournies par le Répertoire des centres de ressources du Sudoc géré par l’Agence bibliographique de l’enseignement supérieur (Abes) ; les notices produites et mises à jour par l’équipe du RNBFD ; et pour finir les notices créées et actualisées par les établissements eux-mêmes à l’aide de formulaires adaptés. Dans ce répertoire, il n’y a pas que des BM et des BU, mais aussi des bibliothèques spécialisées. Les fonds, eux, sont définis comme un « ensemble de documents cohérents constitué autour d’un thème, accessible au lecteur dans leur globalité grâce à un outil ou une identification spécifique ».

 

 

2.2.          Ses missions

Son objectif initial est de mettre en ligne les notices des bibliothèques. Toutefois, la plupart des bibliothèques possèdent aujourd’hui des catalogues accessibles en ligne (530 selon le Répertoire national des bibliothèques et des fonds documentaires).

Néanmoins un besoin persiste. En effet, le CCfr regroupe les collections patrimoniales et permet d’y effectuer des recherches spécifiques. Par exemple, il est possible de faire des recherches par région et par thèmes dans la Base patrimoine.

 

Par ailleurs, inciter et encadrer la valorisation du fonds de tout type d’institutions documentaires. De manière technique ou financière.

Ex : le cas de la base patrimoine musical (musique écrite)


Enfin, sa mission principale demeure la possibilité de faire une recherche globale dans plusieurs catalogues, qu’il s’agisse de documents manuscrits ou imprimés. En plus des 3 catalogues, il y a le catalogue des catalogues des bibliothèques municipales de Dijon, Rennes et Limoges + autres à venir

 

De plus, il ne faut pas omettre le Répertoire national des bibliothèques et des fonds documentaires (RNBFD). Il a pour objectifs de constituer un annuaire national des instituts documentaires ainsi que de fournir des infos sur les instituts qui participent au CCfr.

 

        Le prêt inter-bibliothèques (PIB) est une démarche logique de toute recherche : identifier, localiser, consulter sur place ou obtenir le prêt ou la reproduction éventuellement la réservation du document.

 

                En conclusion, le CCFr propose trois grands services, qui ont progressivement été déployés.

En premier lieu, une cartographie documentaire nationale : le Répertoire national des bibliothèques et centres de documentation (RNBCD, 1998). Mais aussi, l’accès en une interrogation unique aux 3 principaux catalogues français  (2001) et enfin un service de fourniture de documents (prêt ou reproduction) : le PIB (2002).

 

 3.1. Les modalités de recherche

 

Sur le site, nous avons plusieurs onglets qui sont : l’interrogation des bases, le panier, l’historique par documents ou par fonds… Ensuite, nous avons sur l’onglet Accueil un recensement des Actualités par ordre chronologique croissant, une fiche technique en cours de construction et un onglet à propos du CCFr qui donne de plus amples informations sur le catalogue. Depuis son remaniement, nous avons une interface de recherche plus claire.

En effet, sur la page d’accueil, nous avons un côté orange où on cherche par titre et un côté vert où on recherche par établissements ou région. Ensuite, on peut sélectionner les bases que l’on souhaite interroger. Nous pouvons alors faire une recherche spécifiquement pour la base patrimoine, mais aussi spécifiquement pour la base Manuscrits ou le RISM. Il faut d’ailleurs remarquer que l’utilisation du CCFr est plus pour les deux premières bases citées que pour l’interrogation de l’interface Imprimés-Multimédia.

En effet, faire des recherches dans la base imprimés-multimédia n’a pas beaucoup d’intérêt car on a sûrement une bibliothèque à proximité qui nous offre ces ouvrages. L’un des principaux inconvénients de ce catalogue est le temps d’attente pour une seule recherche. En effet, comme il interroge plusieurs catalogues en même temps cela prend plus de temps que d’interroger un seul catalogue. De plus, pour faire une recherche il existe plusieurs modalités.

On peut faire une recherche simple ou une recherche avancée. Nous pouvons aussi sélectionner les catalogues que nous voulons interroger ou non, ainsi que les lieux que nous souhaitons.

Nous pouvons aussi faire une recherche globale qui recense tous les catalogues. Il y a seulement pour la base Patrimoine que l’on ne peut pas sélectionner de catalogues spécifiques. Enfin, nous avons un historique de nos recherches, notre panier et la dernière liste qui nous donne les derniers résultats de notre recherche.

 3.2. Avantages et inconvénients

 Une meilleure visibilité de l’ensemble des ressources documentaires françaises : recherche globale sur les 3 grands catalogues nationaux et outil descriptif des fonds des bibliothèques

Reflet de ces ressources (présentation variée et hétérogène notamment liée à la conversion rétrospective des catalogues, accès partiel)

Vocation à  jouer un rôle fédérateur des projets régionaux et à proposer une aide au développement des catalogues sur le web (expertise technique, fonction de portail d’accès).

 

Toutefois, le rapport de l’inspection générale des bibliothèques, de juillet 2011 « l’avenir des catalogues nationaux » soulève quelques points à améliorer.

En premier lieu, le CCfr dans son ensemble ne signale pas les publications numériques et ne met aucun lien avec le texte intégral du document numérisé. C’est également le cas pour les documents patrimoniaux :

 « Pour les documents patrimoniaux, numérisés a posteriori, l’absence de lien systématique et

réciproque entre le signalement bibliographique et l’accès au document numérisé est

particulièrement regrettable. »

Sur une telle base, les données produites devraient pouvoir à terme, se compléter, voire se confondre de manière libre et transparente pour l’utilisateur, en intégrant des sommaires, des résumés et des jaquettes.

 

Conclusion

Le CCFr est un catalogue collectif qui a pris de plus en plus d’importance. Au fil des ans il s’enrichit de diverses bases et de nombreuses nouvelles notices. Il a pour but de regrouper les collections patrimoniales et de faire connaître au public les différentes collections d’un grand nombre de bibliothèques. Il présente plusieurs avantages et inconvénients, et à terme, le CCFr et son équipe voudrait intégrer Calames, le catalogue des archives pour les établissements d’enseignements supérieur. Cela permettra au CCFr de faire un pas de plus vers l’exhaustivité.

 Bibliographie

 

  • Les signets professionnels de la BnF:

http://www.bnf.fr/fr/collections_et_services/catalogues_en_ligne/a.catalogue_collectif_de_france.html

Présentation du CCfr par Catherine Marandas, Mission pour le CCFr.

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