Introduction

Le Catalogue Collectif de France (CCFr) représente l'un des outils de recherches bibliographiques et documentaires les plus riches du domaine français. C’est pourquoi il est intéressant de le connaitre.

 

Dans un premier temps, nous nous attacherons à le définir et à son historique.

Ensuite, nous aborderons les bases qui constituent le catalogue et ses missions.

Enfin, nous nous intéresserons aux modalités de recherche et évalueront cet outil.


 

1.1.          Historique


 

L’idée du CCFr est apparue en juillet 1997. A ce moment, il a commencé à être mis en place pour être achevé en décembre 2000. Depuis février 2001, c’est la BnF qui gère ce catalogue. Depuis, la base est en constante évolution, avec de nouvelles interfaces et de nouvelles bases qui apparaissent ainsi que l’intégration de catalogues de bibliothèques municipales.

Depuis 2010, le CCFr a été relooké et a une nouvelle interface.

 

 

 

1.2.          Définition

Le CCfr est un catalogue collectif. Ainsi, il s’agit d’une interface permettant d'interroger plusieurs catalogues. Cette performance est possible grâce à la relation clients et serveurs Z 39 50.

Ce n’est pas un seul catalogue c’est une interrogation multi bases géré par la Bibliothèque nationale de France.

 

Le catalogue collectif de France est un instrument de localisation et de prêt. En effet, il localise quelque 30 millions de documents conservés dans les bibliothèques françaises, donne accès au Répertoire national des bibliothèques et des fonds documentaires (RNBFD) et permet d’utiliser le service du prêt inter-bibliothèques (PIB).

 

                Actuellement, il donne un accès unique et simultané à plusieurs grands catalogues français dont trois principaux.

Le catalogue général de la Bibliothèque nationale de France (BnF-CG).

Le Sudoc (système universitaire de documentation). Le catalogue des bibliothèques de l’enseignement supérieur.

                La Base Patrimoine (BMR) un catalogue de plus de 3,5 millions de documents.

Egalement plusieurs catalogue intégraux de bibliothèques municipales : Dijon, Limoges, Rennes, les huit-villes-centres de la région Rhône-Alpes à travers le catalogue Lectura (Annecy, Bourg-en-Bresse, Chambéry, Grenoble, Lyon, Roanne, Saint-Étienne, Valence) et les onze bibliothèques patrimoniales de la Ville de Paris,

Enfin, RACHEL est le catalogue collectif du Réseau européen des bibliothèques judaïca et hebraïca, sept bibliothèques spécialisées dans le domaine de la culture juive.

2.1.          Les bases qui le constitue

 

Le CCFr est constitué de plusieurs bases que l’on peut interroger séparément.

Il s’agit de la base patrimoine, de la base manuscrits et du répertoire international des sources musicales. De plus, nous avons aussi le RNBFD

 

Base patrimoine : BMR. La base Patrimoine regroupe plus de trois millions de documents qui sont dans plus de 100 fonds patrimoniaux locaux, ou spécialisés de bibliothèques de tous horizons, de tous types et de n’importe quelle taille. Cependant, les notices des fonds anciens qui appartiennent aux BU ne sont pas dans cette base car elles sont comprises dans le Sudoc. Cela aurait donc fait redondance s’ils avaient réintégrés des notices que l’on pouvait déjà interroger. Cette base est issue de l’ancienne base BMR, c’est-à-dire Bibliothèques municipales aux fonds rétroconvertis. Cette base est accessible depuis 2007 et l’ancienne BMR depuis 1990. Tous les supports sont recensés, mais principalement les imprimés qui sont plus propices à ce type de fonds. Les livres de cette base sont compris jusqu’au XXème siècle pour inclure ceux écrits avant 1914. Les fonds locaux, eux, ne sont pas sujets aux limites de temps.

 

Base manuscrits : catalogue général des manuscrits, la BnF : archives et manuscrits et Palme.          Le catalogue général des manuscrits est issu de l’ancien Catalogue général des manuscrits des bibliothèques publiques de France (CGMBPF). Le passage du CGMBPF au Catalogue général des manuscrits a été fait par la BnF entre 2005 et 2008. Ce catalogue comporte plus de 182 000 notices de toutes les bibliothèques excepté celles universitaires. En effet, les notices des manuscrits des BU ont été reversées dans Calames, le catalogue des manuscrits pour les établissements d’enseignement supérieur.

 Le catalogue de la Bnf archives et manuscrits recense les fonds qui sont conservés dans les départements des Manuscrits et Arts du spectacle ainsi que dans la salle de l’Arsenal. Les livres recensés sont ceux des XIX et XXème siècles ainsi que ceux récemment acquis par la BnF. Ce catalogue a été rajouté à la base Manuscrits en 2010.

 Et enfin Palme, le répertoire national des manuscrits littéraires français du XXème siècle. Construit entre 1995 et 2006, recense plus de 122 000 notices dans pas moins de 430 établissements. La particularité des ces notices sont qu’elles sont recensées par auteur avec un cadre de classement uniforme. Au départ cette base était consultable sur le catalogue de la BnF avant d’être intégré à la base Manuscrits du CCFr. Il faut remarquer que cette base ne contient pas que des notices de bibliothèques mais aussi des notices d’archives départementales, de musées…

 La base est donc en ligne depuis 2008 et propose des notices en format EAD.

 

RISM : Le répertoire international des sources musicales permet l’interrogation de deux catalogues, celui de la BnF sur la Musique ainsi que le Patrimoine musical régional. Cette base est nouvellement intégrée au catalogue depuis 2011. Cette base est le résultat de la rétroconversion de toutes les notices des deux catalogues suscités. Cette base a pour but de recenser l’ensemble des sources musicales manuscrites ou écrites du XVII et XVIIIème siècles, même si quelques extensions ont été faites pour quelque type de musique pour ne pas scinder les catalogues d’avant. Les notices sont ici en Unimarc.

 

Enfin, le RNBFD qui est le Répertoire National des Bibliothèques et des Fonds Documentaires. Ce répertoire n’est pas une base de recherche mais plutôt un annuaire de toutes les bibliothèques qui composent le CCFr. Cela présente donc une véritable cartographie des fonds documentaires en France. Il recense plus de 5000 établissements ainsi que plus de 2000 fonds documentaires. Ce répertoire est en ligne depuis 1998, c’est donc le premier à avoir vu le jour. Les sources de ce répertoire sont les notices de bibliothèques fournies par le Répertoire des centres de ressources du Sudoc géré par l’Agence bibliographique de l’enseignement supérieur (Abes) ; les notices produites et mises à jour par l’équipe du RNBFD ; et pour finir les notices créées et actualisées par les établissements eux-mêmes à l’aide de formulaires adaptés. Dans ce répertoire, il n’y a pas que des BM et des BU, mais aussi des bibliothèques spécialisées. Les fonds, eux, sont définis comme un « ensemble de documents cohérents constitué autour d’un thème, accessible au lecteur dans leur globalité grâce à un outil ou une identification spécifique ».

 

 

2.2.          Ses missions

Son objectif initial est de mettre en ligne les notices des bibliothèques. Toutefois, la plupart des bibliothèques possèdent aujourd’hui des catalogues accessibles en ligne (530 selon le Répertoire national des bibliothèques et des fonds documentaires).

Néanmoins un besoin persiste. En effet, le CCfr regroupe les collections patrimoniales et permet d’y effectuer des recherches spécifiques. Par exemple, il est possible de faire des recherches par région et par thèmes dans la Base patrimoine.

 

Par ailleurs, inciter et encadrer la valorisation du fonds de tout type d’institutions documentaires. De manière technique ou financière.

Ex : le cas de la base patrimoine musical (musique écrite)


Enfin, sa mission principale demeure la possibilité de faire une recherche globale dans plusieurs catalogues, qu’il s’agisse de documents manuscrits ou imprimés. En plus des 3 catalogues, il y a le catalogue des catalogues des bibliothèques municipales de Dijon, Rennes et Limoges + autres à venir

 

De plus, il ne faut pas omettre le Répertoire national des bibliothèques et des fonds documentaires (RNBFD). Il a pour objectifs de constituer un annuaire national des instituts documentaires ainsi que de fournir des infos sur les instituts qui participent au CCfr.

 

        Le prêt inter-bibliothèques (PIB) est une démarche logique de toute recherche : identifier, localiser, consulter sur place ou obtenir le prêt ou la reproduction éventuellement la réservation du document.

 

                En conclusion, le CCFr propose trois grands services, qui ont progressivement été déployés.

En premier lieu, une cartographie documentaire nationale : le Répertoire national des bibliothèques et centres de documentation (RNBCD, 1998). Mais aussi, l’accès en une interrogation unique aux 3 principaux catalogues français  (2001) et enfin un service de fourniture de documents (prêt ou reproduction) : le PIB (2002).

 

 3.1. Les modalités de recherche

 

Sur le site, nous avons plusieurs onglets qui sont : l’interrogation des bases, le panier, l’historique par documents ou par fonds… Ensuite, nous avons sur l’onglet Accueil un recensement des Actualités par ordre chronologique croissant, une fiche technique en cours de construction et un onglet à propos du CCFr qui donne de plus amples informations sur le catalogue. Depuis son remaniement, nous avons une interface de recherche plus claire.

En effet, sur la page d’accueil, nous avons un côté orange où on cherche par titre et un côté vert où on recherche par établissements ou région. Ensuite, on peut sélectionner les bases que l’on souhaite interroger. Nous pouvons alors faire une recherche spécifiquement pour la base patrimoine, mais aussi spécifiquement pour la base Manuscrits ou le RISM. Il faut d’ailleurs remarquer que l’utilisation du CCFr est plus pour les deux premières bases citées que pour l’interrogation de l’interface Imprimés-Multimédia.

En effet, faire des recherches dans la base imprimés-multimédia n’a pas beaucoup d’intérêt car on a sûrement une bibliothèque à proximité qui nous offre ces ouvrages. L’un des principaux inconvénients de ce catalogue est le temps d’attente pour une seule recherche. En effet, comme il interroge plusieurs catalogues en même temps cela prend plus de temps que d’interroger un seul catalogue. De plus, pour faire une recherche il existe plusieurs modalités.

On peut faire une recherche simple ou une recherche avancée. Nous pouvons aussi sélectionner les catalogues que nous voulons interroger ou non, ainsi que les lieux que nous souhaitons.

Nous pouvons aussi faire une recherche globale qui recense tous les catalogues. Il y a seulement pour la base Patrimoine que l’on ne peut pas sélectionner de catalogues spécifiques. Enfin, nous avons un historique de nos recherches, notre panier et la dernière liste qui nous donne les derniers résultats de notre recherche.

 3.2. Avantages et inconvénients

 Une meilleure visibilité de l’ensemble des ressources documentaires françaises : recherche globale sur les 3 grands catalogues nationaux et outil descriptif des fonds des bibliothèques

Reflet de ces ressources (présentation variée et hétérogène notamment liée à la conversion rétrospective des catalogues, accès partiel)

Vocation à  jouer un rôle fédérateur des projets régionaux et à proposer une aide au développement des catalogues sur le web (expertise technique, fonction de portail d’accès).

 

Toutefois, le rapport de l’inspection générale des bibliothèques, de juillet 2011 « l’avenir des catalogues nationaux » soulève quelques points à améliorer.

En premier lieu, le CCfr dans son ensemble ne signale pas les publications numériques et ne met aucun lien avec le texte intégral du document numérisé. C’est également le cas pour les documents patrimoniaux :

 « Pour les documents patrimoniaux, numérisés a posteriori, l’absence de lien systématique et

réciproque entre le signalement bibliographique et l’accès au document numérisé est

particulièrement regrettable. »

Sur une telle base, les données produites devraient pouvoir à terme, se compléter, voire se confondre de manière libre et transparente pour l’utilisateur, en intégrant des sommaires, des résumés et des jaquettes.

 

Conclusion

Le CCFr est un catalogue collectif qui a pris de plus en plus d’importance. Au fil des ans il s’enrichit de diverses bases et de nombreuses nouvelles notices. Il a pour but de regrouper les collections patrimoniales et de faire connaître au public les différentes collections d’un grand nombre de bibliothèques. Il présente plusieurs avantages et inconvénients, et à terme, le CCFr et son équipe voudrait intégrer Calames, le catalogue des archives pour les établissements d’enseignements supérieur. Cela permettra au CCFr de faire un pas de plus vers l’exhaustivité.

 Bibliographie

 

  • Les signets professionnels de la BnF:

http://www.bnf.fr/fr/collections_et_services/catalogues_en_ligne/a.catalogue_collectif_de_france.html

Présentation du CCfr par Catherine Marandas, Mission pour le CCFr.